La Corée du Sud a accompli en quelques décennies l’un des rattrapages industriels les plus spectaculaires de l’histoire automobile. Parties de rien dans les années 1970, Hyundai et Kia sont aujourd’hui le quatrième groupe automobile mondial, reconnu pour la qualité de ses produits, la richesse de ses équipements et un design de plus en plus ambitieux qui bouscule les codes du marché.
Hyundai
Fondée en 1967 au sein du gigantesque conglomérat Hyundai Group, Hyundai Motor débute en assemblant des Ford sous licence avant de lancer son premier modèle propre : la Pony (1975), dessinée par Giorgetto Giugiaro. Après un démarrage modeste sur les marchés occidentaux — la marque était longtemps synonyme de bas prix sans charme —, Hyundai opère une mue spectaculaire dans les années 2000-2010. Elle recrute des designers et ingénieurs de haut vol et lance des modèles ambitieux qui s’imposent en qualité et en design (i30 N, Tucson, Ioniq 5). Avec le rachat de Kia (1998), Hyundai forme le 4e groupe automobile mondial (Hyundai-Kia-Genesis). La gamme électrique Ioniq est aujourd’hui considérée comme l’une des meilleures de sa catégorie.
Kia
Kia est le plus ancien constructeur coréen, fondé en 1944 comme fabricant de pièces de cycles, avant de produire ses premières motocyclettes (1957) puis son premier véhicule automobile en 1974. Après la crise asiatique de 1997, Kia est rachetée par Hyundai en 1998, ce qui lui permet de bénéficier de plateformes et motorisations partagées tout en conservant une identité propre. Sous la direction artistique du designer Peter Schreyer (ex-Audi, créateur du « nez de requin » Audi), Kia se transforme avec des modèles au design affuté et au rapport qualité-prix imbattable. La Kia Sportage, la Ceed et l’EV6 électrique illustrent une montée en gamme rapide et crédible. L’EV6 GT, avec ses 585 ch, annonce une Kia haute performance qui ne fait plus sourire personne.
